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Visite au château fort de Gilles de Rais

AVERTISSEMENT :
Ce billet date de plus d’un an (certains éléments techniques/juridiques peuvent avoir évolué).
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Allez, après une petite balade en forêt, je vous emmène au château fort.
Je ne vous dirai pas duquel il s’agit, à vous de deviner.
Simplement quelques indices…
Fief de plusieurs seigneurs, et d’un aussi devenu grand saigneur.
Ici, c’était le siège social du sinistre Gilles de Rais.
Qui devait cuisiner ses victimes avec des ustensiles qui n’accrochent pas.
Les habitants de la commune ont en effet « Teiphaliens » comme gentilé.
Le château a été érigé au XIIsiècle et a connu bien des tourments.
Je m’arrête là, car vous devriez avoir trouvé.

En ce 9 août 2022, il y a beaucoup d’enfants.
Cynisme de l’histoire, car il faut leur dévoiler les crimes commis ici.
Ou alors il ne faut leur montrer que des reconstitutions, essentiellement guerrières.
Et ça tombe bien, a midi commence le spectacle « En temps de siège ».
Ça se passe en 1373 et il y est notamment question de Bertrand du Guesclin.
Bon moment, avec de l’action et du panache.
Je ne puis m’empêcher de rêver d’un tel spectacle en 2 671.
Relatant les « évènements » de 2020-2022…
Avec des acteurs et figurants portant des masques chirurgicaux, certains brandissant des seringues.
Avec des banderoles Pfizer/BioNTech, Moderna ou encore Johnson & Johnson.
Ça aurait probablement beaucoup moins de gueule que les côtes de maille et les masses d’arme.
Et il y aurait beaucoup plus de morts à évoquer.
Reste à espérer que les protagonistes collabos connaîtront le même sort que Gilles de Rais.

Bon, c’est l’été, place à un petit moment de détente en quelques photographies…

Le château fort

Château de Tiffauges

Chêteau de Tiffauges

Chêteau de Tiffauges

La Bricole
S’agissant de Gilles de Rais, ça fait froid dans le dos
Grue géante
Grue géante

Le terrain de jeu / L’entrainement

Terrain de jeux guerriers
De la tribune, avec un poteau bien placé pour gêner le photographe

L'entrainement (1)

L'entrainement (2)

Le spectacle

PS : L’une des armes du spectacle est un « couillard ». Il fallait être couillu et pas trop couillon pour en faire usage.

Vignette : « Plongeoir pour piscine médiévale ? »

© PF/Grinçant.com (2022)

7 commentaires sur “Visite au château fort de Gilles de Rais”

  1. Avatar photo

    Sauf erreur, c’est le Château de Tiffauges :

    Un des nombreux châteaux des Pays de la Loire, ou ce qu’il en reste avec le temps et l’érosion.

    De jolies vues avec des animations ancestrales et comment nos aïeux se débrouillaient face à l’ennemi et aux maladies… Et nos aïeux étaient de grands bâtisseurs pour se protéger, se défendre sous les ordres des seigneurs qui avaient tous les pouvoirs !

    « (…) ces bâtisseurs dont toutes les “découvertes” n’ont abouti qu’à alourdir la dette et, pour faire face aux charges de l’emprunt, à aggraver l’impôt, ce qui n’a pas empêché le déficit de s’élargir (…) »
    Louis Madelin, (1871-1956), De Brumaire à Marengo, XI, p. 157

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      PF/Grinçant.com

      Bravo, c’est bien Tiffauges !
      Il faut reconnaître qu’il y avait une belle ingéniosité/inventivité dans ces constructions.

      Le spectacle évoque un ingénieur que du Guesclin vient consulter pour améliorer ses engins de guerre/de siège.

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    Tiffauges fut ensanglanté par les Colonnes Infernales. Il y eut deux massacres successifs. Le 6 février 1794, Cordellier écrivait de Tiffauges, à son chef Turreau : « J’ai ponctuellement exécuté ton ordre de purger par le fer et par le feu tous les endroits que j’ai rencontrés sur ma route; car, indépendamment que tout brûle encore, j’ai fait passer derrière la haie (40) 600 particuliers des deux sexes. »

    Le second massacre se situe aux premiers jours d’avril 1794. Les Républicains avaient campé, six semaines, dans l’ancien château de Gilles de Rais. Ils y avaient parqué 1500 prisonniers. Au moment de quitter Tiffauges, les Bleus lièrent ces malheureux, deux à deux, les conduisirent dans un camp (41), à cent pas du château, et les fusillèrent jusqu’au dernier. « On voit encore, écrivait l’abbé Aillery, vers 1860, les traces des larges sillons qui furent creusés dans ce sol du carnage pour y enterrer ces dégoûtantes horreurs ».
    600 + 1500 (42) = 2100 victimes !
    Une croix face au château rappelle ce massacre.

    Il ne reste pratiquement aucune trace de ces deux massacres. Le panorama, sur la vallée de la Sèvre Nantaise, du chevet de l’église, est splendide. Le touriste pressé peut se contenter du point de vue, sur la vallée et sur le champ de bataille de Torfou, qu’il trouvera au sommet du vieux donjon, car : on ne quittera pas Tiffauges sans une visite au château de Gilles de Rais, visite commentée (45 minutes), sous la conduite d’un guide aussi disert que documenté.

    (40) Faire passer derrière la haie : massacrer.
    (41) Aujourd’hui, le « Pré Guérin ».
    (42) Ce chiffre, incontrôlable, est peut-être exagéré. En tout cas, si le recensement de 1802 est exact, on constate que la population des trois paroisses voisines de Tiffauges, les Landes-Genusson et Saint-Aubin-des-Ormeaux, est tombée, de 1790 à 1802, de 2077 habitants à 997.
    (Tiré du Guide historique et touristique de la Vendée Militaire, Editions du Choletais, 1984)

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      PF/Grinçant.com

      Effectivement, le guide — en tenue d’époque — raconte tout cela.

      Et le panorama sur la vallée est effectivement très joli :

      Sèvre Niortaise — Vue du Château de Tiffauges

    2. Avatar photo

      Tiré du guide historique désigné ci-dessus, voici le résumé des Colonnes Infernales pour soutenir ou faire connaître Le Souvenir Vendéen.

      Ces colonnes, au nombre de 24, furent créées, suivant le plan de Turreau, pour anéantir la Vendée que l’on croyait à jamais abattue.

      12 colonnes, commandées par Haxo, partiraient de la côte vers l’extérieur ; les 12 autres, commandées par Turreau, s’échelonnaient des Ponts-de-Cé à Saint-Maixent, et suivaient une marche Est-Ouest.

      Les consignes de Turreau étaient d’une simplicité féroce : « Tous les Brigands qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises, seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les femmes, filles et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes seulement suspectes ne seront pas plus épargnées. Tous les villages, métairies, bois, genêts, et généralement tout ce qui peut être brûlé, sera livré aux flammes.
      Sous quinze jours, il n’existera plus en Vendée, ni maisons, ni armes, ni vivres, ni habitants. »

      Haxo, loyal autant que brave, essaya d’épargner les contrées qu’il devait dévaster. En revanche, les lieutenants de Turreau, Grignon, Huché, Amey, Cordellier, Boucret, Lachenay, Crouzat, rivalisèrent de cruauté, de sadisme et d’impiété. Leurs colonnes laissèrent derrière elles une longue traînée de sang et de ruines fumantes. Le résultat fut très imprévu : la Vendée, ensanglantée, se redressa : Charette et Stofflet, par une impitoyable guerre d’embuscades, exterminèrent les assassins et imposèrent, en finale, LEUR paix à la Convention découragée.

      « Demain », je mettrai les curriculums de Charette et de Stofflet, si PF me le permet, car l’Histoire des guerres de Vendée est tronquée à l’école depuis des lustres.

      1/ http://bousculade.free.fr/histoire/revfrancaise/turreau.php
      2/ https://www.herodote.net/19_janvier_1794-evenement-17940119.php
      3/ https://www.nouvelobs.com/histoire/20171124.OBS7800/guerre-de-vendee-il-n-est-pas-possible-de-parler-de-genocide.html
      4/ https://www.linternaute.fr/actualite/guide-histoire/2478443-guerre-de-vendee-resume-d-un-genocide-carte-bilan-dates/
      5/ https://www.histoire-pour-tous.fr/histoire-de-france/4119-un-genocide-vendeen.html

      Que ce commentaire puisse apporter une vue sur l’histoire censurée de la Vendée.

      « J’hésite à citer, car citer c’est tronquer. »

      Julien Green (1900-1998), Discours de réception à l’Académie française

  3. Avatar photo

    J’aimerais apporter une précision sur cette partie de l’histoire qui n’est pas de moi :

    “En 1992, le Sénat réunit dans ses murs un aréopage de juristes distingués et d’intellectuels prestigieux, résolus à effacer de notre Histoire la tache infamante d’un procès truqué qui conduisit à la mort un héros hors norme : Gilles de Rais.

    C’était en 1440, neuf ans après la mort de Jeanne d’Arc. Gilles de Rais, qui avait aidé la Pucelle à délivrer Orléans était, à son retour sur ses terres, tombé dans les rets d’un duo maléfique qui avait monté contre lui une cabale ignoble.

    « L’artisan diabolique qui organisa tous les éléments d’un procès fait de mensonges et de calomnies, fut Jehan de Malestroit, évêque de Nantes, au nom de l’Inquisition. Il organisa sa mort pour que le duc de Bretagne son patron allié des Anglais, et lui-même, puissent s’emparer des domaines de Gilles de Rais » nous dit le professeur Henri Laborit, biologiste et neurologue de renommée mondiale.

    En quoi un mauvais procès pouvait-il, cinq siècles plus tard, justifier la mobilisation du Sénat ? Le Sénat, excusez du peu…

    En 1939 déjà, un avocat, Maurice Garçon, avait participé à une joute oratoire au cours de laquelle il était demandé, sous forme de jeu, de refaire le procès du baron breton, condamné pour des crimes atroces contre des enfants, on dit aujourd’hui « pour pédocriminalité. » Après avoir obtenu un non-lieu, l’avocat se prit d’intérêt pour le personnage et avait entrepris d’étudier le dossier. Il y découvrit, indigné, qu’on avait condamné un homme sur la foi d’aveux extorqués sous la torture.

    « Pas un tribunal contemporain n’aurait osé condamner Gilles de Rais à six mois avec sursis » raconta-t-il, trente ans plus tard, à un écrivain vendéen, touche-à-tout et poète, Gilbert Prouteau. Maurice Garçon en était tellement persuadé qu’il avait entrepris d’écrire un livre, mais le temps lui manqua, et il passa le témoin à Gilbert Prouteau.”

    {Lien YouTube supprimé par PF/Modération — vidéo intitulée « Opération Gergovie », 04/08/2026}

    La tromperie de l’Histoire étant partout, si je peux aider à rétablir la vérité, c’est une minuscule aide comme le colibri de la fable de Pierre Rabhi avec son « je fais ma part ! ».

    1. Avatar photo
      PF/Grinçant.com

      Petit extrait de Wikipédia, et ça vaut ce que ça vaut :

      “À la fin du XIXe siècle, la criminologie le range parmi les « criminels sadiques, dégénérés et pervers », conformément aux conceptions psychopathologiques alors en vigueur, aujourd’hui largement dépassées. Plus récemment, il est régulièrement associé à la figure du tueur en série, bien qu’une telle classification soit jugée anachronique par plusieurs chercheurs. Il devient dès lors « l’incarnation d’une structure perverse intemporelle n’ayant plus qu’un lointain rapport avec la triple accusation médiévale de rébellion, de pacte avec le Diable et de rapports contre-nature », selon le médiéviste Jacques Chiffoleau.”

      Thèse contre thèse, nous pouvons faire toutes les hypothèses.
      Cela dit, le Puy-du-Fou n’a pas encore repris/réécrit cette histoire.

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