6 mars 2018, j’écrivais ce billet : « À la rencontre de mon Arbre »
Je l’avais « adopté » après l’avoir aperçu au détour d’un sentier en bord de rivière.
En Bretagne, j’avais adopté une forêt entière.
Ici, c’est un arbre tout seul.
Même pas classé « remarquable », mais il l’est pour moi.
À chaque fois que je vais sur ce site, j’ai un peu d’appréhension.
Est-il encore là ? Toujours aussi majestueux ?
Est-il accessible ? Le pré est-il fermé à cause de la présence de moutons ou de vaches ?
Hier, 20 juillet 2026, plus de huit ans plus tard…
Ma cent vingt ou cent trentième randonnée sur ce site.
Nouveau matériel photo depuis Noël 2025.
Presque toujours le même circuit.
Je m’arrête toujours là où je l’ai repéré la première fois.
Une « fenêtre » dans la verdure, et il faut avoir l’œil.
Si je suis avec des personnes qui le méritent, je le montre.
Et j’entends souvent : « Ah oui, il est magnifique ! »
Pour répondre : « Nous irons le voir tout à l’heure ! »
Hier, j’ai recommencé.
La clôture était ouverte.
Rien ne pouvait s’échapper, pas le moindre animal visible.
Et l’arbre, lui, est trop enraciné pour se carapater.
Encore l’occasion d’un « pélerinage ».
De recalculer la surface de son ombre au sol.
De rappeler qu’il faut être cinq ou six pour faire le tour de son tronc, en se tenant la main.
Que les branches les plus basses sont à hauteur d’homme.
Et que la plupart font la taille de beaucoup d’autres « arbres ».
L’occasion, aussi, de faire, pour la énième fois, des photos.
Et même si c’est « Mon Arbre », symboliquement, de le… partager !
Visuel : « Mieux que des chaînes, un chêne ! »
© PF/Grinçant.com (2026)






Toujours debout, fier comme un arbre ! Qu’il est magnifique, bien ancré dans son champ. Et il sera certainement encore là bien après nous, si l’homme ne le détruit pas avant.
Oui, à chaque fois que je vais sur ce site, dans ce fameux virage où je l’avais remarqué la première fois, j’ai toujours une petite inquiétude, avant d’être rassuré.
J’en connaissais un autre, foudroyé, et cela m’amusait de voir l’agriculteur en faire le tour avec son tracteur. Sauf qu’un jour, l’arbre avait… tout simplement disparu !
Alors oui, j’espère que celui-ci traversera encore de nombreuses années, et qu’il ne devra pas sa fin à la main de l’homme.
J’espère qu’il sera toujours là dans… 5 000 ans et plus ! Le danger, ce sont les folles gens audacieux qui ne savent plus se contrôler en raison de la drogue principalement. Et voici pour l'exemple triste, le méfait commis en janvier 2012 : « Elle brûle un arbre plus vieux que Jésus » (La Figaro, 01/03/2012) {Lien supprimé par PF/Modération, voir ce billet}
« Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été pêché, alors enfin nous saurons que l’argent ne se mange pas. » (Proverbe Sioux).
5 000 ans, j’en doute !
J’essaye d’évaluer son âge et j’en ai parlé avec des gens qui s’y connaissaient un peu, et il aurait dans les 400 ans.
À un autre endroit, je connais un autre chêne que ses propriétaires disent vieux de 1 000 ans, mais il a triste mine… Et ils n’étaient pas là pour assister à sa naissance.