Drôle, d’équipage, moi, « amoché », avec mon IRT*.
Mais aussi mon fidèle sac à dos « sling » à une seule bretelle.
Pour transporter tout mon barda, entre 7 et 8 kilogrammes, dont du matériel photo.
Mais aussi une gourde, et je suis passé d’une 0,8 L en inox à une 1,5 L en alu.
Et d’un bâton de marche, je suis passé à deux.
Mais pas pour marcher, c’est pour… me relever !
Un jour, en photographiant mon groupe, je suis resté coincé : impossible de me redresser !
Dos en mauvais état, avec inflammation « Modic 1 », une IRM me l’a confirmé.
Mais je continue à marcher, à randonner, toujours « cool », dans le rythme et l’esprit.
Et j’emmène du monde avec moi, presque à chaque fois.
C’est mon côté « organisateur », en plus de ma connaissance de nombreux sites et parcours.
Sauf que presque personne ne connaît mon « état ».
J’en souris intérieurement, d’avoir un tel « secret ».
Eh oui, un kilomètre pour moi en vaut presque deux pour une personne « normale » !
2 août 2026, je viens de faire mes comptes.
Depuis le début de l’année, j’en suis à 55 randonnées.
La plus longue faisait 22,47 km, dont plus de la moitié dans le sable.
Le total ? 690 kilomètres !
Soit presque 100 par mois, mais il faut compter les « empêchements ».
La fatigue, les douleurs, la pluie, la canicule, et maintenant les arrêtés préfectoraux.
Oui, « risques d’incendie », interdiction de randonner dès qu’il y a plus de 0,5 hectare d’arbres !
Tout devient compliqué, même marcher.
Et je contemple des cartes et vues aériennes en me demandant si je peux y aller.
Alors, j’ai voulu m’amuser, me détendre un peu.
Et extirper de mes milliers de photos prises depuis le 1er janvier 2026 quelques « perles ».
Des « panneaux », oui, des panneaux !
Quand j’en photographie, on me regarde en pensant : « Mais il fait quoi ? »
L’occasion de confirmer que randonner n’est pas toujours simple vu du terrain.
Mais aussi l’occasion de rigoler, et même, parfois, de rire… jaune !
Visuel : « Un panneau dit “Bienvenue” quand plus personne ne dit “Bonjour”! »
© PF/Grinçant.com (2026)
* IRT : Insuffisance rénale terminale.


















Bonjour Philippe,
Un grand bravo pour cet article qui fait sourire tout en forçant l’admiration.
Réussir à cumuler près de 700 km depuis le début de l’année avec un tel niveau d’exigence physique et les contraintes de l’IRT, c’est une véritable leçon de résilience et de lâcher-prise. Vos deux bâtons et votre sac à bretelle unique ont l’air d’être devenus de sacrés coéquipiers de route !
La série de panneaux est excellente, avec ce clin d’œil d’humour un peu brinquebalant qui caractérise si bien votre plume. Conserver ce regard affûté, ce sens du détail et cette capacité à s’émerveiller (ou à rire jaune) sur les sentiers malgré les douleurs et la fatigue, c’est une belle preuve de liberté spirituelle.
Merci d’en partager un bout avec nous. Prenez bien soin de vous, ménagez vos efforts quand le corps le réclame, et continuez à nous faire voyager à travers vos escapades et vos photos !
Bonnes futures randonnées et plein de force pour la suite.
J’ai aussi essayé de soigner l’ordre des photos/des panneaux ;-)
La « Rue inclinée », la « Rade d’Amour », le « Risque de chute » et le « Attention rejet » forment une petite suite logique.
Quant à mon sac à une seule bretelle, dit « sling », je ne sais pas pourquoi, mais ça me fait penser à « string », même si ça n’a aucun rapport avec un… « cul d’âne » !
Merci pour votre commentaire fort sympathique.
Le sentier du bout du monde. Je me souviens d’un article que vous avez rédigé et que je viens de retrouver sur le net avec votre photo signée PF Grinçant 2025 ! {Note PF/Modération : Au bout du monde}
Je ne me lasse pas de cette verdure, car le vert est ma couleur préférée.
Je pense que le chat n’était plus là à vous attendre, lol.
Le panneau « Attention rejet » : rejet de quoi ?
« À Aurore
La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.
Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.
Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même. »
George Sand
Même panneau, mais photo plus récente, car actualisée « 2026 », mais le Bout du monde est toujours là !
Le chat, oui, rencontre sympa, mais pas revu. Dommage.
Pour « Attention rejet », justement, je ne sais pas, mais c’est au bord d’un lac…
Quand je lis « rejet », personnellement je pense tout de suite à rejet de greffe… forcément, je connais.
Bonjour Philippe !
Je vous suis toujours de loin et j’en suis à un retour en dialyse avec traitement à domicile à terme (2h30 6j/7 fin septembre j’espère). Bilan pré-greffe en cours et inscription sur liste d’attente fin octobre normalement (en mode hyper-immunisé cette 3ème fois).
Content d’avoir à nouveau de vos nouvelles.
Bonjour Le rognon alsacien ;-)
Vous voyez, moi, je n’avais même pas vu ce panneau comme ça !
Même si j’attends toujours (j’entre dans ma cinquième année aujourd’hui), je dois être optimiste sur ce coup.
Courage à vous, surtout avec le tableau Anti-HLA que vous décrivez.
Pour ma part, je n’ai qu’un petit « locus » qui apparaît de temps en temps.
Je ne peux pas me plaindre et dire que je suis en mauvaise forme, mais je suis bien loin d’additionner 700 km au compteur ! Bravo l’athlète et l’artiste. Vu votre IRT et tous les maux qui vous embarrassent le quotidien, vous conservez toujours les bons mots pour enchanter vos lecteurs ;-)
Un jour, un participant à l’une de mes sorties m’avait dit « La randonnée, à quoi ça sert ? »… À se demander pourquoi il était là.
Ça sert donc aussi à rencontrer des abruti(e)s, des gens qui ne répondent pas à « Bonjour !« , ainsi qu’à faire des photos et même à écrire des billets qui peuvent être… lus !
À une époque plus « communiquante », on me remerciait même parfois de partager ces moments : des personnes qui n’avaient plus la possibilité de se déplacer comme je le fais encore.
« La randonnée, à quoi ça sert ? » Cet individu préfèrerait certainement que ces panneaux soient remplacés sur une grande superficie de terrain par un champ de panneaux solaires.
« Extrait : Technique du photovoltaïque par Hortense Foillard rédigé le 5 août 2025 sur le site Ferme Solaire qui se dit être est un organisme français 100% indépendant.
« Un champ solaire, c’est le fait d’installer un champ de panneaux solaires au sol, pour produire de l’électricité à partir du rayonnement du soleil.
L’électricité produite est soit consommée sur place, soit raccordée au réseau national d’électricité et rachetée par EDF. En effet, l’acteur historique de l’électricité français a une obligation de rachat des énergies renouvelables produites en France.
Concrètement, un champ solaire, c’est un terrain dégradé, naturel sans déclaration PAC depuis 10 ans ou une parcelle agricole occupée partiellement ou totalement par des panneaux photovoltaïques. Les panneaux sont positionnés en rangées alignées et espacés par des allées pour laisser passer les hommes, les animaux et les engins agricoles.
Les panneaux solaires photovoltaïques sont reliés par des câbles à un local technique, où se situent plusieurs modules : un onduleur (les onduleurs convertissent le courant continu en courant alternatif) et un transformateur qui permet de réguler la tension électrique.
Le tout est entouré de clôtures, avec un système de surveillance qui permet de maintenir la sécurité du site. »
Je ne peux pas empêcher cet individu de contempler un champ photovoltaïque 7 jours / 7 en lieu et place de faire des randonnées dans la nature « primaire ». Et les incendies qui ont ravagé les forêts vont aider à faire sortir de terre des champs photovoltaïques.
« La photographie, c’est le photographe. Nous ne disons plus que c’est un métier : c’est un art. C’est mieux qu’un art, c’est un phénomène solaire où l’artiste collabore avec le soleil. » Cours familier de littérature (1856) d’Alphonse de Lamartine,1790-1869, poète, romancier, dramaturge, historien et homme politique français.
Je préfère contempler des photos de panneaux dans la nature telles celles de PF que de voir des champs de panneaux photovoltaïques.